L’amour est un ciment qui nous tient en-vie et ensemble. Les neurosciences nous montrent ce que nous avons au coeur de nous-même : un programme pour aimer. Malgré ce constat, nous nous confrontons à nos relations.Et si nous revenions à la base ?

L’amour de soi n’est pas une finalité mais un commencement !

Être extrêmement centré sur soi n’est pas plus nourrissant que d’être extrêmement centré sur les autres. L’analyse transactionnelle (avec le triangle dramatique) nous montre d’ailleurs les dangers de la position du sauveur. Les actes « héroïques » se produisent dans la vie de tous les jours. Par exemple, les parents qui tiennent bon dans l’éducation des enfants, ou bien une personne pressée qui prend quand même le temps d’aider une autre à se relever d’une chute, etc. La plupart des relations « normales » n’ont pas besoin de sauveur, ni de bourreau, ni de victime. 

Et pourtant dans notre culture occidentale libérale, nous n’avons jamais autant entendu parler de manipulateurs et de pervers narcissiques. Pourquoi ? Parce que la plupart des « victimes » potentielles sont des personnes en mal d’amour d’elles-mêmes.

Le manque d’amour de soi est comme un gouffre infernal que nous sommes les premiers à creuser.

Soyons clairs une bonne fois pour toutes, il n’y a pas de « confusion » possible entre amour de soi et orgueil. 

Avec l’amour de soi, nous ne sommes pas pollués par notre propre mal être, bien au contraire ! Nos propres émotions sont bien accueillies en nous-même ; nos pensées sont bien ancrées dans le respect de soi et de l’autre ; la paix intérieure remplit notre espace de plénitude et d’accomplissement. Du coup, sans danger pour soi, notre écoute peut laisser toute la place utile pour l’autre, dans toutes ses différences, avec toutes ses émotions, avec toutes ses pensées, avec tous ses tumultes et tous ses doutes. 

Derrière l’amour de soi se trouve la valeur que l’on donne à sa vie, la valeur que l’on donne à l’avenir de cette vie, la valeur que l’on donne à son passé, avec son lot d’échecs et d’erreurs comme autant d’apprentissages, bref, se trouve l’estime de soi. Et si je ne m’estime pas, alors quelle peut bien être la valeur de mon amour et à fortiori de l’amour pour l’autre ? 

L’amour de soi n’est pas un mal nécessaire, c’est un prérequis fondateur des relations nourrissantes et bienveillantes, et au bout du chemin … cela nous mène à l’amour inconditionnel.

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Conciliateur en Relation Humaine / Conseiller Conjugal et Familial Depuis 15 ans, David a pour objectif de remettre l’humain au cœur de l’entreprise principalement sur la région PACA (Marseille / Nice) et RHA (Lyon / Valence / Grenoble ). David investit son savoir faire dans différents processus comme la lutte contre le Stress au travail, la mise en place de la qualité de vie au travail, la prévention des risques, le soutien psychologique, etc...

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