Considérant les situations extrêmes de la vie, quand nous sommes entièrement seuls en milieu hostile, notre espérance de vie est raccourcie. En effet, l’être humain n’a ni fourrure, ni griffes, ni crocs, ni cuir très résistant, ses 5 sens ne sont pas très aiguisés ; il n’a pas beaucoup de puissance musculaire. Bref, il est tellement fragile que son seul moyen vraiment durable de survivre consiste à être extrêmement sociable.

Pour ce faire, il n’a guère que le langage, la créativité et même l’amour ! Cela est mis en évidence par plusieurs recherches scientifiques montrant que l’être humain est le seul mammifère doté d’un tel langage si subtil, d’une réelle empathie si complexe et d’une créativité aussi variée.

Ce sont ces particularités, programmées génétiquement, qui donnent toute sa force à notre dynamique d’amour ! 

Nous sommes programmés pour aimer

Reprenons depuis le début, des recherches sur le comportement des animaux ont montré que les mammifères sont naturellement enclins à l’entraide par empathie. Pour certains, cela va jusqu’à une sorte de « morale éthique » au sens d’une vie sociale complexe. Et parmi ces mammifères, l’espèce humaine est celle qui est la mieux programmée pour la coopération.

Nous avons une dynamique d’amour en nous !

Puis, des recherches paléonto-génétiques, ont montré que la croissance du cerveau et sa complexité ont été facilitées par un certain nombre de modifications génétiques opérées par le hasard du vivant. Par exemple, les recherches sur la protéine FOXG1 mettent en évidence la prolifération du nombre de neurones. Cela explique la petite taille du cerveau des dinosaures et l’apparition des neurones miroirs chez les mammifères. 

Autre exemple, la mutation T du gène FOXP2 explique la densité des connexions uniquement pour l’Homo-Sapiens. Les neurosciences et la génétique d’aujourd’hui montrent que cette densité neuronale entraîne la complexité de la communication subtile et aussi la créativité («l’art » étant à prendre à la fois au sens artiste et au sens artisan) ; et donc une empathie bien plus importante que les autres mammifères, ce qu’on appelle communément l’amour. Cette intelligence ainsi affutée a permis à l’Homo Sapiens d’être plus coopératif et plus astucieux que le Néandertalien, et finalement de survivre en grands groupes. C’est en cela qu’il a pu développer cette étonnante capacité d’accomplissement à très grande échelle. 

Quel rapport avec le couple ?

Peut-être que certains lecteurs se posent la question suivante : quel rapport avec le couple ? Il est très aidant en conseil conjugal, d’amener les couples et les familles à prendre conscience de la subtilité de leurs relations et à s’approprier les changements subtils dont ils ont besoin.

Prenons l’exemple de cette dame de 50 ans. Elle débarque avec une cargaison de reproches légitimes envers son mari qui ne fait “rien” à la maison. À ce moment-là, son homme est dans la défensive et refuse même tout dialogue. Par le biais de la subtilité, elle finit par dire qu’elle se sent débordée par les taches ménagères et qu’elle aurait bien besoin de soutien et d’aide pour se sentir soulagée. Lui, réagit et démarre aussi dans des reproches bien légitimes aussi. Il n’en peut plus d’essayer de l’aider et en retour ne recevoir que de la dévalorisation.

Il finit par dire qu’il aimerait bien avoir de la reconnaissance et des encouragements. À la fin de la séance, ils partent étonnés d’avoir découvert tout ce qu’ils font déjà l’un pour l’autre, sans même s’en rendre compte depuis des années.

Reprenons le fil des neurosciences. En même temps, cette « densité » des connexions neuronales nécessite de plus grands efforts pour arriver à se faire entendre (se dire ET se faire comprendre). C’est là que commencent les problèmes relationnels ! Alors, comment se fait-il que parfois cette programmation génétique ne soit pas au rendez-vous relationnel ? Réponse dans un prochain article !

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