Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi au début d’une relation, lorsque vous êtes « amoureux », tout vous paraît si beau et si facile ? Pourquoi est-ce que l’autre vous paraît si parfait ? Pourquoi est-ce que faire des efforts pour l’autre vous semble si facile ?

Les lunettes roses

Et oui, souvent dans les débuts, les amoureux vivent une sorte de « rêve éveillé ». On a l’impression d’avoir (enfin !) trouvé l’âme sœur. Pas une seconde, on n’imagine pouvoir se disputer ou se séparer. Ensuite, on est prêt à tout pour faire plaisir à cet autre qui vient d’entrer dans notre vie. Et surtout, on lui pardonne tout (notamment toutes ces petites choses qui nous énervent mais qu’on ne veut pas voir et qu’on finit par occulter). 

Bref, quand on est amoureux, on est comme « enchantés » (dans les deux sens du terme : à la fois ravis et sous un enchantement). C’est un peu comme si on portait des lunettes roses qui déforment notre réalité et nous la font voir sous le prisme « cœur-cœur-cœur ». 

Comment cela se fait-il ?

Le cerveau, grand maestro à notre insu

La réponse est dans notre cerveau. Nos corps sont de belles machines conçues pour la reproduction de l’espèce. Ils recherchent donc, à notre insu, le meilleur partenaire pour notre reproduction. Par les odeurs et les phéromones que nous dégageons, nos cerveaux reçoivent des informations que nous ne percevons pas. Par exemple, c’est assez fou mais dans la plupart des couples, les deux partenaires n’ont pas le même groupe sanguin. Cela permet d’augmenter le champ immunitaire de la potentielle progéniture. Incroyable, non ? 

Un bon shoot d’endorphine

Il arrive donc un moment où notre corps, attiré physiquement par un autre, a repéré le bon partenaire. À ce moment-là, notre cerveau va libérer de l’endorphine. Or, cette hormone très puissante provoque des effets semblables à ceux d’une drogue comme : l’euphorie, la bonne humeur, l’optimisme, l’hyperactivité et le fait d’enlever l’inhibition. C’est ce qui nous rend vite accrocs à la personne dont on tombe amoureux. Notre cerveau aime cet état euphorique et va donc nous inciter à revoir encore et encore la personne aimée pour déclencher à nouveau ces « effets secondaires » agréables. 

La sérotonine se prend des vacances

En parallèle, notre cerveau réduit sa production de sérotonine. Or c’est l’hormone qui nous permet d’avoir un esprit critique. On comprend bien alors pourquoi on ne voit pas les défauts de notre partenaire au début… 

Retour à la normale

Comme toujours, notre cerveau finit par s’habituer à cette situation. Donc progressivement, le taux d’endorphine redescend et le taux de sérotonine remonte. Notre cerveau reprend un fonctionnement habituel. C’est à ce moment-là que les lunettes roses tombent, on sort de l’enchantement dans lequel nous étions tombés bien malgré nous. Et l’on découvre l’autre tel qu’il est vraiment, avec ses qualités ET ses imperfections.

C’est à partir de là que tout se joue : il ne s’agit plus simplement d’être amoureux mais d’aimer. On sort d’un « état » pour entrer dans un « verbe d’action ». C’est le moment où le choix se pose, délibéré, on décide d’aimer l’autre, tel qu’il est, et pour la vie. Aimer est le verbe d’action par excellence, qui nous met en mouvement et qui vient réveiller la meilleure version de nous-même ! 

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